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lundi 4 avril 2011

Synthèse des activités du EC15a : Conception de dispositifs de formation avec les technologies

Master 1 ACREDITE
EC 15a :  Conception de dispositifs de formation avec les technologies
Tuteur : Théodore NJINGANG
Equipe 1 :
Merlin Lamago, Freddy Niyongere Fadhila Berkaine, Faye Pascal Waly


LES OUTILS D’APPRENTISSAGE EN LIGNE : PRÉSENTATION ET ANALYSE CRITIQUE DES USAGES EN MILIEU PROFESSIONNEL

INTRODUCTION
Il est évident que les TIC sont devenues d’un grand enjeu dans le monde de l’éducation et de la formation. Chaque pays, chaque institution - nonobstant les hémisphères géographiques, s’investit pour réussir l’intégration des outils et pratiques technologiques dans son système éducatif  afin d’en mieux tirer les avantages.  Au plan macro, colloques, symposiums, rencontres scientifiques se sont multipliés cette dernière décennie à travers la planète afin de faciliter les échanges d’expérience et l’élaboration des cadres théoriques devant présider à l’intégration et à l’usage pédagogique des nouvelles technologies dans la formation. Un tel engouement pour les TICE est tout simplement révélateur de la multiplicité des atouts inhérents  et relevant aussi bien de la massification de l’offre d’éducation qu’à sa qualité. Ceci étant, l’utilisation pédagogique des médias est aujourd’hui omniprésente dans tous les modes d’apprentissage que ce soit en situation de face-à-face ou en ligne. Le développement de l’internet  et l’arrimage des technologies dernière génération à l’acte d’apprendre ont permis le développement de l’apprentissage collaboratif dont la souplesse et l’efficacité arrachent l’admiration de bien de pédagogues. Les outils de communication synchrone et asynchrone tels que le chat, le forum, le wiki, le blog… investissent peu à peu le champ pédagogique rendant les échanges entre apprenants et enseignants aussi conviviaux et productifs qu’en formation présentielle. L’innovation affecte aussi bien les pratiques que les supports d’apprentissage. Pourtant, il faut remarquer que les TICE ne sauraient être une panacée. L’efficacité de ces outils en entreprise et dans les milieux éducatifs est  à la fois conditionnée par le niveau de développement technologique et le degré d’intégration pédagogique.
Cette analyse vise la présentation des médias éducatifs tels que : le chat, le forum, le wiki, le blog, la carte conceptuelle, les fonctionnalités et les avantages liés ; ainsi que la revue critique de quelques usages en  fonction des contextes professionnels.
I.                    LES OUTILS TICE : PRÉSENTATION ET USAGES
De nombreux outils TIC sont utilisés pour atteindre différents objectifs dans l’éducation et la formation. La présentation des outils TIC avec leurs concepts principaux et sous jacents d’un point de vue aussi bien théorique que pratique, nous permettra d’identifier les avantages et les inconvénients de leurs usages dans un contexte d’apprentissage.
  1. C’est quoi les outils TICE ?
Définition
Les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Éducation (TICE) recouvrent les outils et produits numériques utilisés dans le cadre de l'éducation et de la formation. Les TICE regroupent en effet un ensemble d’outils conçus et utilisés pour produire, traiter, entreposer, échanger, classer, retrouver et lire des documents numériques à des fins d'enseignement et d'apprentissage.
Essaie de classification des TICE
Il existe une diversité des ressources apportées par les TICE. La littérature courante retient pour le moment 5 familles de ressources[1] à savoir :
-          banques de données et d'informations (documents numériques : textes, images, vidéos...) pouvant être utilisés comme supports de cours et d'illustrations par l'enseignant ou pouvant servir comme source d'information pour les élèves lors de recherche documentaire.
-          manuels numériques enrichis de données nouvelles (vidéos...) et d'outil de navigation unique: deep tagging
-          outils de travail personnel (exerciseurs, laboratoires personnels) capables de s'adapter au niveau des apprenants, à leurs objectifs et à leurs parcours.
-           simulateurs, systèmes experts, permettant de modéliser les phénomènes étudiés et d'en faire varier les paramètres,
-          dispositifs de travail collectif, de mise en réseau, de communication.
D’après Peraya (1999), un dispositif est « une instance,  un lieu social d'interaction et de coopération possédant ses intentions,  son fonctionnement matériel et symbolique enfin, ses modes d'interactions propres ».  Dans le cadre de ce séminaire, nous nous sommes surtout appesanti  aux dispositifs de travail collectif tels que le wiki, le blog, le chat et le forum.
2.       Le Wiki
Le Wiki est un site web sur lequel tout visiteur peut modifier ou créer des pages à l’aide de son navigateur Internet, et ce, sans qu’il lui soit nécessaire d’apprendre un quelconque langage de programmation[2] . Dans le cadre pédagogique, il s'agit d'un outil de travail collaboratif permettant de stimuler les échanges et de favoriser la structuration du savoir. La création d’un wiki est extrêmement simple. Après s’être inscrit sur un site en choisissant un login et un mot de passe, il reste à l’utilisateur de remplir un formulaire sommaire. Un code d’activation est alors envoyé. Il ne reste plus à l’utilisateur que d’activer ce code et le wiki est crée.
L’outil wiki favorise particulièrement le déploiement du socio-constructivsme. Chaque apprenant note ses remarques, ses idées, ses appréciations sur le document commun. Les autres peuvent alors en temps réel réagir en confirmant ou en infirmant ce qui est noté. Comme si le groupe se trouvait autour d’une table en train d’élaborer un document. Dans le cas du Wiki, ils peuvent être disséminés dans tous les coins du monde (comme c’est notre cas) et compléter en temps réel le même document. Les apprenants, élaborant collaborativement leur wiki, exercent divers rôles : ils sont à la fois concepteurs et éditeurs d’idées mais aussi critiques des idées de leurs co-équipiers. En somme comme le disent C.J. Bonk et al., ils deviennent “des créateurs”.Nous pouvons noter, selon l’étude de Pedro et al. (2006) qui a duré deux (2) ans et qui a étudié huit (8) projets wiki, les aspects positifs de l’apprentissage en environnement wiki :
- La facilité d’utilisation : il est vrai que n’importe quel utilisateur ayant des notions de base en traitement de texte (et même moins !) peut créer et alimenter un wiki.
-Un accès rapide : à partir du moment où le code est enregistré, un simple clic et nous sommes sur le wiki. Cliquez ensuite sur le bouton permettant de compléter le wiki et le tour est joué.
-Un contrôle des versions : l’accès à toutes les versions antérieures est possible.
-Un historique des modifications : chaque participant au wiki peut avoir accès à l’historique du wiki et voir les modifications qui ont été apportées.
  1. Les outils de communication et collaboration à distance (le forum, le chat, le blog)
Les blogs,  forums  et chats font parti des "Système de gestion de contenu" connus en anglais sous l’expression  "Content Management System". Il s’agit d’une suite d’outils de collaboration en ligne fortement utilisée dans la formation à distance et qui de plus en plus intervient aussi dans le cadre des apprentissages traditionnels en mode hybride.
a) Le Blog : Etymologiquement, le «Blog» est l'abréviation de «web log». «Log» signifiant en anglais «journal de bord» et «Web», est la partie d'internet qu'on consulte dans un navigateur. Un weblog est donc un journal de bord, publié sur le web et accessible à partir d'un navigateur. Il permet de faire quatre activités principales qui sont : publier des informations, les éditer à tout moment, modifier et commenter les articles écrits. Le blog sert aussi à prendre des notes (aussi appelé K-log), à gérer une classe ou un projet, à transmettre des informations, et à créer et développer les interactions. Un blog peut servir comme un outil pédagogique, et aider à développer les aspects suivants : •les compétences rédactionnelles ; •la créativité (pour renouveler ses sujets, ses approches, ses thématiques) ; •la réactivité (pour coller à l'actualité, répondre aux commentaires) ; •l'endurance (pour maintenir un rythme de publication régulier).
Le blog permet aussi aux utilisateurs d’être actifs, d’être explorateur autonome et acteur médiatique de premier plan. Il permet de former les élèves et de développer leur sens critique notamment dans la pédagogie par projet. Les blogs sont créés sur des sites dédiés comme Blogger, overBlog... Après s’être inscrit au service à l’aide d’une adresse e-mail, l’utilisateur a accès à un panel de gestion de son blog (Préférences, ajout d'articles, gestion des commentaires, ...) qui lui offre de nombreux outils pour personnaliser l’apparence et l’organisation de l’information sur son blog. Lui seul peut écrire et publier des articles. Les visiteurs eux ont la possibilité de faire des commentaires sur les articles. Différents contenus peuvent être publié sur un blog : ainsi les textes, les fichiers audio et vidéos, les images, les liens entre autres peuvent être publiés par l’auteur et consultés par les visiteurs. Le blog est destiné à différents publics qui vont des amis aux larges publics en passant par les pairs, les collègues, un groupe particulier…

b) Le Forum : Le forum est un échange de messages thématiques asynchrones entre des personnes inscrites à un forum de discussion ou à une liste de distribution portant sur un sujet donné (France Henri et al 2006). Il est également une situation de communication médiatisée ou de médiation qui donne lieu à des interactions de groupes particulières dans un espace numérique. Dans la formation, c’est un outil de communication asynchrone qui est très simple d’utilisation. Utilisé dans l’apprentissage collaboratif le blog permet aux apprenants de discuter de sujets relatifs aux apprentissages effectués. C’est alors le lieu pour les uns de poser des questions pour approfondir leur compréhension des concepts et pour les autres de mieux maitriser les contenus à travers l’exercice d’explicitation que nécessite l’aide aux pairs. Il peut aussi être le lieu ou l’enseignant interagit avec ses apprenants sur un cours, un exercice ou toutes autres activités pédagogiques.
Sizmour et Osborne (1997) identifient dix catégories significatives d’interventions qu’ils appellent les ideational exchanges : l’ouverture, l’introduction, la relance, l’élaboration, la remise en question, la rétractation, l’intégration, l’invitation à prouver, l’incitation à affiner et enfin la réserve. Les logiciels enregistrent les interactions des membres des forums qui sont ensuite analysées pour l’évaluation des étudiants. C’est ainsi à partir de ces traces (nombre, pertinences et régularité des messages, réponses aux sollicitations des pairs, réinvestissement des contenus du cours dans les échanges…) que les apprenants sont évalués. Pour F. Henri (1991), cinq dimensions génériques, chacune d’elles pouvant comporter plusieurs sous-catégories, permettent d’analyser les interactions pédagogiques. Il s’agit de « participation, social, interaction, cognition et métacognition ». Les forums mettent en relation les apprenants entre eux seuls, entre eux et avec un enseignant, entre un enseignant et eux.

c) Le Chat : Le Chat est un outil de communication synchrone qui permet à plusieurs utilisateurs de discuter à temps réel. Selon Annie Corbel et al, Tous les messages tapés par les interlocuteurs sont visibles, dans l’ordre où ils ont été tapés, dans la fenêtre chat de tous les participants connectés à cette session. Chaque message est précédé du nom de son auteur. Les outils de chat se retrouvent dans les plateformes d’apprentissage en ligne. Ils permettent l’organisation de réunion synchrone entre les différents acteurs. Les profs l’utilisent pour des réunions de lancement et de coordination de leurs cours ou modules ou le suivi des activités des apprenants. Il permet au prof de livrer et d’expliciter les activités attendues des apprenants, mais aussi de leur faire des remarques et conseils pour la poursuite et ou l’amélioration de leur travail. Il permet aussi au tuteur de recevoir et de répondre aux questions des élèves. Les apprenants l’utilisent souvent entre eux pour coordonner le travail collaboratif ou en équipe. Il peut être utilisé pour engager une discussion dans l’objectif de négocier le sens d’une partie du graphe d’argumentation, coordonner l’écriture collaborative d’un texte etc.
  1. La carte conceptuelle
La carte conceptuelle (ou schéma conceptuel, en anglais ‘‘concept map’’) est un diagramme qui représente les liens entre différents concepts liés à une thématique précise. Plusieurs études ont été consacrées ces dernières années au cadrage théorique de la carte conceptuelle et son importance dans le processus d’apprentissage. Pour Novack, il s’agit d’une représentation spatiale d’une base de connaissance déclarative. Il définit les cartes conceptuelles sont « des outils pour l’organisation et la représentation des connaissances » (J.D. Novak,, 1995). Il existe plusieurs variantes dans la nomenclature des cartes conceptuelles : mind map, carte des idées ou carte heuristique, schéma de pensée, carte mentale, arbre à idées ou topogramme. La différence entre une carte heuristique et une carte conceptuelle est que cette dernière relie un ensemble de concepts entre eux par des lignes orientées et qualifiées. De plus, elle prend la forme d’un graphe alors que la carte heuristique est un arbre (Rémi BACHELET)[3]. Sur le plan formel, les cartes conceptuelles sont formées des concepts  dans des cercles ou boites reliés par des lignes. Les concepts sont représentés d’une manière hiérarchique : les concepts clés sont en haut et  les moins généraux sont classés hiérarchiquement en dessous  des précédents.
La carte conceptuelle est utilisée aussi bien à l’école qu’en entreprise.
Plusieurs avantages sont liés à  cet outil graphique : il favorise le processus de construction de connaissance (1), aide à la structuration des connaissances (2), Incite à un traitement plus profond des connaissances (3), Constitue une extension de la mémoire de travail (4), Favorise la pensée réflexive (5), Aide à l’autorégulation cognitive (6), Aide à la compréhension et à la mémorisation (6).  Comme avec les outils précédents, la carte conceptuelle peut être d’une plus-value certaine quant à  facilitation de l'apprentissage coopératif. A la lumière de ses propres expériences dans ces classes, Novak témoigne en effet que : « la construction de cartes conceptuelles en petits groupes nous a bien servi dans des tâches aussi diversifiées que celles qui consistent à comprendre les idées de la théorie de l'assimilation, dans une perspective de résolution de conflits, pour la clarification des conflits »[4]. Enfin la carte conceptuelle peut être un formidable élément de clarification des contenus d’un curriculum, un support d’apprentissage aisé et un excellent outil d'évaluation

II.                  APPLICATION DES OUTILS EN CONTEXTE PROFESSIONNEL
En essayant de relater sommairement les différents outils vus et expérimentés au cours de ce séminaire relatif à la Conception de dispositifs de formation avec les technologies, tout évoquant leurs limites technologiques, nous jugeons bon d’y revenir en mettant encore une fois un accent particulier sur leur contexte d’utilisation en milieu professionnel. 
Parlons du wiki, c’est un outil qui offre la facilité de créer du contenu (textes, multimédias, liens, etc.) sans connaissance particulière en informatique. il est mentionné comme un outil pouvant favorisant une approche socio-constructiviste c’est-à dire une pratique pédagogique basée sur une participation active et collaborative des étudiants. A titre illustratif, le wiki de TECFA-UNIGE (http://edutechwiki.unige.ch/fr/Socio-constructivisme), abordant des sujets variés par les apprenants, ainsi le savoir est véhiculé via une construction sociale. Il faut aussi que nous mentionnions le cas de l’usage du wiki (http://123.writeboard.com/xczn84e27g91d3s6) lors notre séminaire, nous avons eu l’opportunité d’échanger sur usages pédagogiques du WIKI, de ses objectifs.
Nous avons vu qu’avec le wiki, il est possible de réaliser beaucoup de choses, à condition de connaitre ses limites. Ainsi ses avantages (tels que : Indiqué pour le travail collaboratif peu importe la distances qui sépare les différents intervenants; Participation collective à la construction collective des connaissances ; Possibilité pour le professeur de suivre l’évolution des apprentissages car toutes les versions du document sont enregistrées; Pas besoin de connaître un langage de programmation pour éditer sur un wiki) et ses inconvénients (Pas indiqué pour la documentation confidentielle ; Risque de vandalisme ; Il n’est pas toujours aisé de gérer les idées et les points de vue qui sont parfois contradictoires et de ce fait deviennent très difficiles à mettre ensemble dans un même document; La syntaxe et la mise en forme du texte n’est pas facile à réaliser).
Le blog est un outil d’usage adapté que se soit dans un cadre professionnel ou dans une pratique pédagogique. Il est choisi grâce à ses différents atouts à savoir la facilité de publication, la liberté éditoriale, la capacité d’interaction avec le lecteur et du fait qu’il ne nécessite aucune compétence technique. Il est mentionné que les blogs de types pédagogiques sont nombreux et répondent à plusieurs critères: logique de perfectionnement professionnel, démarche réflexive générale. 
A titre illustratif, les ressources nous parlent du blog institutionnel (http://blog.crdp-versailles.fr/usagestice92/index.php/) du Centre de Recherche et de Documentation Pédagogique des Hauts-de-Seine qui informe sur l'actualité des TICE, sur l'utilisation des différents outils, sur les animations pédagogiques. Nous citerons aussi le cas du notre blog (http://ticetducation.blogspot.com/), créé par notre groupe dans le cadre de ce cours, il a été un espace d’échange et de collaboration pour mener une analyse critique des outils abordés tels que le wiki, le forum et le blog. Malgré les atouts signalés, il importe d’évoquer ses limites (un article susceptible de transformer en forum, manque de contrôle véritable sur les réponses et le phénomène de blogo-squat).
En analysant un scenario d’usage des outils interactifs tel que wiki dans notre contexte professionnel, nous sommes amené à analyser d’abord les contextes pédagogique et matériel dans lesquels ce support pourrai être intégré. Par exemple, il faut répertorier les matières et les approches compatibles (ex. leçons scientifique, recherche…), et une question qui apparait est de si savoir l’outil aura intervenir  exclusivement ou partiellement à distance. L’aspect matériel est mentionné par le souci que souvent dans certains cycles (systèmes éducatifs) des pays du sud (surtout primaire et secondaire) l’accès aux ressources matérielles favorables à la formation à distance fait grandement défaut et limite les marges de manœuvre.
Les cartes conceptuelles, selon J.D. Novak,  sont des outils pour l'organisation et la représentation des connaissances. Il les définit d’une part comme étant « une représentation spatiale d’une base de connaissance déclarative » (J.D. Novak, 1983 & 1995), et d’autre part comme « des outils pour l’organisation et la représentation des connaissances » (J.D. Novak, 1995). Deux aspects des cartes conceptuelles  importants dans la facilitation de la pensée créative sont cités par l’auteur : la structure hiérarchique qui figure dans une bonne carte conceptuelle et la capacité à chercher et à caractériser des liens croisés. Contrairement aux supports pédagogiques médiatisés qui ont été cités précédemment ; par une restructuration des concepts, la carte conceptuelle est un outil servant  comme une représentation efficace vers une connaissance et elle est conçue par un logiciel graphe qui n’a pas besoin d’être manipulé via internet.  Des apports technologiques quant à son usage ont été signalés: (1) Facilité de construction, (2) Apport de l’hypertexte – lien vers ressources annexes  (3) Support à la construction collaborative.
Dans le contexte d’apprentissage, des apports sont soulevés (cf. présentation sur les cartes conceptuelles) tels que : Favorise le processus de construction de connaissance,  aide à la structuration des connaissances, incite à un traitement plus profond des connaissances, constitue une extension de la mémoire de travail, favorise la pensée réflexive, aide à l’autorégulation cognitive, aide à la compréhension et à la mémorisation. A titre d’exemple d’usage expérimental, les cartes conceptuelles ont été développées par des chercheurs en vue de suivre et de comprendre les changements de la connaissance scientifique des enfants. Un programme était fondé sur la psychologie de l'apprentissage de David Ausubel (1963, 1968, 1978).
Dans notre contexte professionnel, nous recourons souvent aux représentations par des représentations schématiques sans pour autant savoir que l’approche est parfois similaire à l’usage de cartes conceptuelles.  En se rabattant sur les deux aspects des cartes conceptuelles importantes évoquées précédemment, la plupart des cours (surtout scientifiques et techniques) peuvent s’illustrer et se transmettre via cet outil stimulant la pensée créative. La stratégie a adopter dépendra de la matière et du type de carte à mettre en œuvre. Mais comme dans d’autres outils d’apprentissage, il importe de préciser que certaines limites peuvent surgir, à savoir: la provocation d’une surcharge cognitive chez certains apprenants, la  difficulté à faire des liens entre les nœuds, la lisibilité, la mise en évidence un message général, limiter du contenu, formalisation ses explications, la cohérente, la stabilisation pour l’auteur. En résumée deux scénarii ont été soulevés et envisagés concernant l’utilisation de ces outils à sur deux plans d’application, à savoir horizontal et vertical.
La perspective horizontale, ici, concerne l’utilisation entre les pairs (pairs étudiants et pairs enseignants). Tous les enseignants peuvent et même doivent participer. Au niveau des apprenants, ils peuvent être organisés en équipe de 5 à 10 apprenants autours du blog ou du forum exactement comme c’est le cas pour nous à l’occasion de ce Master ACREDITE. Dans tous les cas l’enseignant doit assurer un rôle de veille et d’accompagnement de proximité afin que les objectifs assignés à l’apprentissage soit atteints à l’issu de l’activité.
La perspective verticale est celle qui concerne justement le suivi des apprenants regroupés autour des activités d’apprentissage via le blog, le forum et le chat. Ces mêmes outils peuvent également permettre au professeur d’avoir à la fin d’une activité d’apprentissage, les impressions de chaque élève. Ce feedback (qui peut être collectif ou individuel) peut permettre un réinvestissement beaucoup plus ciblé. Dans le domaine de la formation professionnelle, les différents outils seraient très pratiques pour synthétiser et mettre en œuvre les connaissances procédurales. Pour réaliser une assiette en terre cuite par exemple, les apprenants peuvent recourir au forum, blog, CC… pour schématiser le processus et le conduire. En effet ils reçoivent un plus qui doit venir renforcer leur compétences de départ.

CONCLUSION
Il nous serait gré de reconnaitre, après ce cours que les outils d’apprentissage TICE ont une plus value une fois intégrées comme outils pédagogiques. Nous avons vu que ces outils (wiki, blog, forum et les cartes conceptuelles)  sont, autant que le matériel didactique usuel, des outils d’application par l’apprenant et par l’enseignant dans un contexte de formation à distance ou dans une approche hybride. Au-delà des contraintes matérielles qui pourraient constituer un obstacle, ces outils sont facile à intégrer et peuvent être facilement à la portée des apprenants qui auront a développer un esprit de collaboration dans un apprentissage socio-constructiviste. Les outils technologiques (le forum, le chat, le blog, le wiki…) font partie des  environnements virtuel de travail (EVT). Selon D. Peraya, C. Batier, D. Paquelin. C. Rizza, M. Vieira (2008), « La mise en œuvre de ces EVT va en général de pair avec la volonté institutionnelle d’innover en matière de pédagogie universitaire et, en conséquence, de faire évoluer les pratiques pédagogiques. Le plus souvent, une cellule d’innovation pédagogique est créée pour accompagner, voire piloter, le changement ». Il s’avère, dans l’ère où la société de l’information s’impose progressivement, que de tels outils de collaboration synchrone (incluant le chat) et asynchrone offrant de grandes possibilités d’application dans la pratique professionnelle et plus particulièrement dans le processus d’apprentissage, soient vulgarisés et facilement accessibles dans les processus d’apprentissage. Des études ont prouvées que des apprentissages en groupe et collaboratifs aboutissent à des résultats cognitivement positifs (Johnson et al. 1981).
La plus-value pédagogique et didactique suscitée par les outils  TICE fait que leur usage dépasse désormais le contexte exclusif de la formation à distance. Il devient donc légitime de réfléchir à l’intégration de ces outils même en contexte de formation classique. Il est établi que les apprentissages en mode hybride (en présentielle et en ligne) connaissent aujourd’hui des prouesses en termes de rendement interne et externe. La réflexion sur les voies et moyens pour en faire profiter à nos systèmes éducatifs devrait être plus que jamais à l’ordre du jour.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
-           Ausubel, D. P. (1963). The Psychology of Meaningful Verbal Learning. New York: Grune and Stratton.
-           Ausubel, D. P. (1968). Educational Psychology: A Cognitive View. New York: Holt, Rinehart and Winston.
-           Farmer A. (2008). Le wiki, un outil pour construire en collaboration. Disponible sur http://www.profweb.qc.ca/fileadmin/user_upload/Dossiers/Dossier4_Tout_apprendre_wiki/dossier_wiki.pdf
-           Johnson, D., G. Maruyama, R. Johnson, D. Nelson, and L. Skon. (1981). The effects of cooperative, competitive and individualistic goal structure on achievement: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 89, 47-62.
-           Novak, J. D. (1991). Clarify with concept maps. The Science Teacher, 58(7):45-49.
-           Novak, J. D. La théorie qui sous-tend les cartes conceptuelles et la façon de les construire, traduction disponible sur http://sites.estvideo.net/gfritsch/doc/rezo-cfa-410.htm
-           Peraya, D. Médiation et médiatisation: le campus virtuel, disponible sur  http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/14983/HERMES_1999_25_153.pdf;jsessionid=8E45CFEAF5F9FB1E83C2179585F46DD9?sequence=1
-           Thierry Garcin, Médiatisation versus médiation sur http://www.societe-de-strategie.asso.fr/pdf/agir02txt1.pdf

ANNEXE : la carte conceptuelle conçue autour des notions « médiation et médiatisation »
NB. - La Carte conceptuelle ci-dessous a été élaborée à l’aide du logiciel Visual Understanding    Environment (VUE) disponible sur http://vue.tufts.edu/
      -  Les concepts utilisés ont été essentiellement tirés des articles de Daniel Peraya, ‘‘Médiation et médiatisation : le campus virtuel’’ et Thierry Garcin, ‘‘Médiatisation versus médiation’’.